La passerelle

Durant 1921 deux projets de passerelles étaient en concurrence. Le premier projet prévoyait la construction d’une canalisation à brides reposant librement dans les étriers du pont, terminée en aval par un joint de dilatation et une passerelle piétonne au-dessous de la conduite, tandis que le deuxième prévoyait la pose de tuyaux ordinaires à emboîtement pourvus d’une bague de sûreté en fonte maintenant le joint en plomb fixé au tuyau à l’aide de boulons à crochets, sur lequel serait posé un plancher piétonnier. Les activités de l’usine de Chippis ont considérablement diminué la capacité de production des terres de Chippis et rendu malade le bétail, surtout de 1916 à 1918, par les émanations délétères des gaz de l’Usine. Cet état de fait a été un argument clé pour la construction du bisse-siphon et son subventionnement. Pour fuir Chippis, irriguons Briey. Chaque propriétaire a un pied à terre sur ce plateau. Un séjour prolongé hors des fumées de l’Usine aura d’abord les plus salutaires effets sur la santé des habitants de Chippis et des enfants en particulier, tout en leur procurant un joli gan matériel dans la culture de leurs terres améliorées. A cause de son état, le pont est fermé et la conduite abandonnée. Une nouvelle conduite est ensuite construite, par le consortage du bisse de Briey, au-dessus du pont, avec une nacelle de contrôle technique pour acheminer l’eau de la rive droite de la Navizence (lieu-dit Ricard) sur la rive gauche pour alimenter le bisse de Briey.

Ci dessus, nous distinguons :
- en haut à gauche Max Rudaz, de Chalais et à droite Guillaume Florey de Vissoie
- sur la passerelle, de gauche à droite : Gustave Zufferey de Chippis, C. Viquio, émigré italien, César Zufferey, entrepreneur, Félix Zufferey de Grimentz et Damien Zufferey de Chippis
Faisaient partie de la même équipe de travail : Justin Salamin, contremaître, de Grimentz, Anselme Florey et Erasme Epiney de Vissoie
(photo aimablement mise à disposition par M. Guillaume Florey)

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